A l’arrivée des beaux jours la belle Dihya s’installe dehors, à l’abri du soleil, à l’ombre d’un grand parasol blanc orné de riches motifs.

Habillée d’une légère robe de coton, d’une tunique fleurie ou d’un large jupon, elle paresse, une fleur à la main, trempant de temps à autres ses lèvres dans sa une tasse de thé glacé.
Autour d’elle règne un joyeux désordre, un festival de couleurs et de textiles aux imprimés multiples : quilts, robes, foulards, sarongs … Que choisir pour s’amuser et se parer ? La jeune fille questionne son miroir.

Ces motifs moghols raffinés réalisés à la main, au tampon, sur des étoffes douces et extrêmement légères la font rêver d’un pays lointain où elle n’est jamais allée.
A la faveur d’une lecture, le temps s’évanouit : la voilà transportée au bout du monde, princesse indienne aux pieds nus énivrée de musique, dansant pour son bien-aimé au rythme des ghazals.



A Mogul Summer

As soon as the summer days begin, beautiful Dihya sits outdoors, protected from the sun, in the shade of a big exquisitely decorated white umbrella.
Dressed in a light cotton dress, a flowered tunic or a wide skirt, with a flower in her hand, she lazily dips her lips in a cup of iced tea.
All around is a joyful jumble, a festival of colors and a multitude of printed fabrics: quilts, dresses, scarves, sarongs… What shall she choose to amuse herself and dress up? The young girl looks to the mirror.
The refined Mogul prints, hand-stamped on soft, extremely light fabrics, make her dream of a far away land where she’s never been.
Into her reading, time evaporates: now she’s been transported to the end of the world, a barefoot Indian princess intoxicated by music, dancing for her loved one to the rhythm of exotic romantic poems.